Eco-conduite et Economie de Carburant

Si le Pouvoir d’Achat est au centre des préoccupations, il est très certainement plus rapide et plus efficace d’agir soi-même directement sur ses modes de consommation plutôt que d’attendre d’hypothétiques mesures gouvernementales qui se terminent le plus souvent en eau de boudin.

Ainsi est-il possible, pour qui a à se déplacer en voiture personnelle, de réduire de façon non négligeable son poste de dépense « carburant« .

Concernés au 1er chef, et depuis longtemps déjà, les professionnels de la route ont depuis longtemps adopté les principes de l’Eco-conduite.

Il peut s’avérer fort utile de s’en inspirer à titre privé . . .

Les préconisations et techniques de l’Eco-conduite peuvent en effet permettre de réduire de 20 %, voire davantage encore, sa consommation et donc son budget annuel « carburant« .

Ci-dessous quelques principes d’Eco-conduite adaptés aux VP* ou VUL**, déclinés en trois parties :

  • Les déplacements
  • Le véhicule
  • La conduite

 

 

Les déplacements

– Tous les déplacements effectués sont-ils indispensables ?

C’est un fait établi, de nombreux déplacements en voiture ne dépassent pas le kilomètre, n’y a-t-il pas lieu de rationaliser ses pratiques . . .


– Le sont-ils dans leur intégralité ?

Tout comme les société de transports en commun invitent à monter ou descendre un arrêt plus tard ou plus tôt, il peut être intéressant de s’arrêter avant sa destination finale, notamment quand il s’agit d’aller à son travail en ville quand on sait que ce sont les derniers mètres les plus difficiles à parcourir. C’est non seulement l’opportunité de réaliser des économies sur le véhicule, carburant + usure, mais aussi sur le coût du parking, soit moins cher qu’en centre ville, soit gratuit dans une zone plus excentrée ou moins urbanisée.


– Le plus court chemin est-il le meilleur ?
Beaucoup d’automobilistes utilisent l’application Waze dont les itinéraires varient en fonction du trafic. Il n’est pas rare qu’un trajet plus long soit conseillé, qui permet d’arriver plus vite, ou moins lentement. Cette approche peut être privilégiée dans certaines zones pour obtenir un résultat identique ou l’adapter en fonction de ses propres priorités ou objectifs.


– Quels modes de transport alternatifs ?
Ils sont nombreux et peuvent être encore largement développés, les 2 principaux étant le recours au réseau de transport en commun à disposition ainsi que les opportunités de covoiturage.


– Comment s’organiser autrement ?
Cela demande bien sûr des efforts, des compromis. Voyager à plusieurs impose des respects d’horaires mais aussi des aménagements, des lieux de rendez-vous, des partage de moyens . . .


– Le choix des horaires
Tout le monde ne peut pas bénéficier d’horaires flexibles, ce n’est donc pas une solution universelle (en existe-t-il une ?…) mais fonctionner en « décalé » peut contribuer à réduire considérablement sa facture « carburant » : de nombreux tronçons de routes et d’autoroutes sont engorgées à des horaires bien précis pendant des durées bien précises.
Passer 1/4 d’heure ou 1/2 heure plus tôt ou plus tard peut réduire son temps de trajet et donc sa consommation dans des proportions non négligeables.
C’est à réfléchir. Cela demande bien sûr quelques aménagements, modification d’habitude. Il faut bousculer son petit confort habituel . . .



Le véhicule

–  Difficile de prendre part à la polémique sur le moteur diesel longtemps promu par les autorités françaises et aujourd’hui objet de toutes les critiques par les mêmes autorités.


– La tendance du « down sizing » touche aussi l’automobile avec une réduction progressive des dimensions, du poids, de la puissance des véhicules.


– Bien que le mouvement soit freiné par le coût, on enregistre une certaine percée des alternatives hybrides et électriques


– Sur le véhicule existant, il est important de se pencher sur l’état général de sa chaîne cinématique : état des amortisseurs, des pneumatiques, des trains roulants et du parallélisme, des fluides (quantité, viscosité).


– Penser à enlever les fixes-toits, portes-vélos, rétroviseurs de caravanes quand ceux-ci ne sont pas utilisés. Ils nuisent à l’aérodynamisme et augmentent la consommation.


– Les constructeurs parviennent à réduire le poids des voitures, il n’est cependant pas rare que l’on transporte inutilement l’équivalent-poids d’un passager adulte en laissant des objets dans le coffre ou ailleurs qui n’ont aucune raison de s’y trouver. C’est de la consommation supplémentaire et inutile !


– Prix du carburant mais aussi … qualité : un carburant à peine plus cher peut s’avérer plus économique que celui qui est affiché au meilleur prix.


– Les accessoires de confort ont une incidence sur la consommation. S’il est difficile de se passer des essuie-glaces quand il pleut, il n’en est pas de même de la climatisation, souvent utilisée en continu alors qu’elle n’est pas toujours indispensable mais qu’elle engendre une surconsommation de l’ordre de 5%.



La conduite

– Douceur et Anticipation
Ces 2 règles vont permettre de réduire la consommation, les frais d’entretien du véhicule et les risques d’accident. D’où l’intérêt de s’en soucier.


– Quel intérêt de se précipiter au démarrage au feu pour s’arrêter 200 mètres plus loin au feu suivant ?


– Savoir utiliser le couple du moteur pour un rendement optimal. A voir selon le type de véhicule, c’est en général autour de 1800-2000 tours en diesel, 2500-3000 en essence.


– Inutile d’accélérer à fond au démarrage, entre 1/2 et 3/4 d’accélération suffisent jusqu’à atteindre le rythme de croisière, au couple-moteur, qui permet ensuite d’entretenir le mouvement avec un filet de gaz.


– Prendre l’habitude de passer le rapport supérieur le plus tôt possible, pour ne pas « monter dans les tours » inutilement.


– Eviter les sur-régimes et les sous-régimes, ne pas laisser son pied gauche sur la pédale d’embrayage.


– S’efforcer de rouler le plus possible à vitesse constante pour éviter d’avoir à accélérer inutilement.


– Couper le moteur si le véhicule doit être arrêté quelques dizaines de secondes. De nombreux véhicules récents sont dotés du stop&start mais il est possible de le faire soi-même sur un véhicule plus ancien.


– Sur les véhicules qui en sont équipés, le régulateur de vitesse peut aider à maintenir ce type de conduite, a fortiori avec une boite automatique. Attention toutefois à désactiver ce système dès que l’adhérence devient incertaine : pluie, neige, verglas, boue, feuilles mortes.


– Il peut être souhaitable de réduire sa vitesse de croisière en côte : quand la puissance du moteur le permet, c’est au prix d’une surconsommation non négligeable que la vitesse est maintenue, avec une incidence non négligeable sur la consommation de carburant qui coûtera beaucoup plus cher que les quelques secondes que cela permettra de gagner.
A voir où sont ses priorités . . .


Toutes ces préconisations mises bout à bout peuvent engendrer une économie de plusieurs dizaines à plusieurs centaines d’euros par an selon la puissance de son véhicule, le nombre de kilomètres parcourus et les circonstances dans lesquelles ils le sont.





* VP Véhicule Particulier
** VUL Véhicule Utilitaire Léger

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